Fonctions de date dans un tableur : les bases pour créer des dates fiables
Dans Excel, une date peut servir de point de départ à un calendrier, à un échéancier ou au suivi d’une livraison. La fonction DATE assemble une année, un mois et un jour fournis dans des cellules séparées, ce qui facilite la création de séries de dates automatisées.
Par exemple, une équipe peut saisir l’année en A2, le mois en B2 et le jour en C2, puis utiliser =DATE(A2;B2;C2). Cette méthode est plus robuste que la saisie manuelle lorsqu’un planning change régulièrement, à condition de vérifier le format de date appliqué au résultat.
Selon Microsoft Support, les fonctions de date et d’heure servent notamment à construire des dates et à effectuer des calculs temporels. Dans Excel, les dates sont manipulées comme des valeurs numériques, tandis que leur affichage dépend du format choisi.
Les principales fonctions pour composer ou décomposer une date :
- DATE : construit une date à partir de l’année, du mois et du jour
- ANNEE : extrait l’année d’une date reconnue par le tableur
- MOIS : renvoie le mois, utile pour regrouper des enregistrements
- JOUR : récupère le numéro du jour dans le mois
| Fonction | Utilité | Exemple d’usage |
|---|---|---|
| DATE | Assembler des composantes | Créer une échéance depuis trois cellules |
| ANNEE | Extraire l’année | Classer des opérations par année |
| MOIS | Extraire le mois | Regrouper les ventes mensuelles |
| JOUR | Extraire le jour du mois | Repérer les jours de livraison |
Calcul de dates : AUJOURDHUI, MAINTENANT et DATEDIF
Une fois les dates correctement construites, les fonctions dynamiques permettent de suivre le temps sans modifier chaque ligne manuellement. AUJOURDHUI() renvoie la date du jour, tandis que MAINTENANT() fournit la date et l’heure actuelles au recalcul du classeur.
Une feuille de suivi peut comparer AUJOURDHUI() à une échéance pour afficher le nombre de jours restants. La fonction DATEDIF calcule l’écart entre deux dates selon l’unité demandée, par exemple en jours, en mois complets ou en années complètes.
Suivre les échéances sans ressaisie
Pour un projet, une cellule contenant la date limite peut être comparée à la date du jour afin de repérer les tâches en retard. Une formule telle que =DATEDIF(A2;AUJOURDHUI(); »d ») calcule un écart en jours lorsque A2 contient une date antérieure.
Il faut toutefois interpréter le résultat selon le sens de la comparaison : une échéance future et une date passée ne représentent pas le même état. Une mise en forme conditionnelle peut colorer les échéances proches, mais les seuils doivent correspondre aux règles réelles de l’équipe.
| Fonction | Valeur renvoyée | Usage courant |
|---|---|---|
| AUJOURDHUI() | Date du jour | Comparer une échéance à aujourd’hui |
| MAINTENANT() | Date et heure actuelles | Horodater un suivi recalculé |
| DATEDIF | Écart selon une unité choisie | Mesurer une durée entre deux dates |
| SERIE.JOUR.OUVRE | Date décalée en jours ouvrés | Estimer une échéance hors week-ends |
Selon les paramètres régionaux d’Excel, les séparateurs de formule et certains noms de fonctions peuvent varier. Il est donc préférable de vérifier les noms proposés par l’application avant de recopier une formule dans un classeur partagé.
Format de date et jours ouvrés : prévenir les erreurs courantes
Les calculs peuvent être corrects alors que l’affichage semble faux : une cellule formatée en nombre peut montrer la valeur numérique correspondant à une date. Modifier le format de cellule permet de choisir un affichage lisible, sans changer nécessairement la valeur utilisée par la formule.
Dans Excel, le menu de format de cellule propose des présentations de date adaptées aux usages locaux. Pour des échanges internationaux, privilégier un affichage non ambigu, comme année-mois-jour, et vérifier les paramètres régionaux avant d’importer des données.
Choisir l’affichage adapté au classeur
Dans un planning destiné à une équipe, le même format doit être appliqué aux colonnes comparées. Sinon, une date importée comme texte peut ne pas être reconnue comme une valeur temporelle, ce qui fausse le tri ou empêche le calcul de dates.
Pour travailler en jours ouvrés, SERIE.JOUR.OUVRE calcule une date en excluant les week-ends, et peut aussi tenir compte d’une plage de jours fériés. Il faut renseigner correctement cette plage : oublier un jour férié rendra le résultat inadapté au calendrier de travail réel.
Une vérification simple consiste à trier la colonne chronologiquement et à tester une formule sur quelques lignes connues. Si des dates restent groupées comme du texte ou apparaissent dans un ordre étrange, le format et la qualité des données méritent un contrôle.
Automatiser un calendrier avec des fonctions de date
Quand les dates sont fiables et bien affichées, elles peuvent piloter des alertes visuelles ou alimenter un calendrier de projet. Une règle de mise en forme conditionnelle peut, par exemple, distinguer les échéances dépassées des dates encore à venir, en s’appuyant sur AUJOURDHUI().
Pour une petite entreprise qui suit des interventions, ANNEE et MOIS facilitent le regroupement des dossiers par période, tandis que SERIE.JOUR.OUVRE aide à calculer une échéance opérationnelle. Ce montage réduit les ressaisies, mais nécessite des règles de gestion explicites sur les congés et jours fériés.
Structurer les séries de dates et les alertes
Une série de dates peut être créée en partant d’une première date puis en ajoutant un intervalle adapté, ou en générant chaque valeur avec une formule. Avant de recopier celle-ci, distinguer les références fixes des références qui doivent évoluer d’une ligne à l’autre.
Pour éviter les alertes trompeuses, séparer les données saisies, les résultats de calcul et les règles de présentation. Une colonne « échéance », une colonne « jours restants » et une couleur conditionnelle rendent la gestion des dates plus facile à contrôler par un collègue.
Selon Microsoft Support, les fonctions de date et d’heure couvrent la création de valeurs et les calculs entre dates ou heures. Dans la pratique, la fiabilité repose autant sur la formule que sur la qualité des cellules et des paramètres régionaux.
Vérifier une formule avant de partager le tableur
Un classeur automatisé doit rester compréhensible pour la personne qui le reprend. Ajouter des en-têtes explicites, expliquer les cellules de référence et tester les cas limites évite qu’une échéance calculée soit prise pour une date saisie manuellement.
Contrôlez notamment les changements de mois, les années bissextiles, les dates importées et les échéances qui tombent un week-end. Un jeu d’essai réduit, construit à partir de situations connues, aide à repérer les erreurs avant leur propagation dans les rapports.
Pour un suivi partagé, conservez aussi une règle claire sur le recalcul : AUJOURDHUI et MAINTENANT évoluent lorsque le classeur est recalculé. Les utilisateurs doivent donc savoir que les valeurs affichées peuvent changer sans modification manuelle des cellules.
Source : Microsoft Support, « Fonctions de date et d’heure (référence) ».

