Technologie LiDAR 3D : la mise en œuvre pas à pas

découvrez comment mettre en œuvre une technologie lidar 3d, étape par étape : préparation, acquisition des données, traitement et exploitation des résultats.

La Technologie LiDAR 3D transforme des impulsions laser en mesures spatiales, puis en représentations exploitables du terrain et des bâtiments. Bien préparé, le relevé facilite la Cartographie 3D, la rénovation et l’analyse d’infrastructures sans multiplier les mesures manuelles.


Le résultat dépend autant du choix des Capteurs laser que de la Acquisition de données, du Géoréférencement et du Traitement des données. Une Mise en œuvre pas à pas aide à choisir la bonne méthode et à convertir un Nuage de points en Modélisation numérique utile.


A retenir :


  • Mesures laser adaptées à l’échelle du projet
  • Géoréférencement cohérent avec les usages prévus
  • Classification rigoureuse avant toute extraction de formes
  • Contrôle des résultats avant livraison des modèles

Technologie LiDAR 3D : choisir le capteur et la méthode


Le choix du matériel découle directement de la précision attendue et de la taille de la zone à couvrir. Une petite pièce ne demande pas le même dispositif qu’un corridor routier ou qu’un quartier entier.


Principe de mesure et acquisition des données


Un scanner émet des impulsions lumineuses et mesure le temps écoulé avant leur retour depuis une surface. La distance est calculée selon la formule d = c × t / 2, où c désigne la vitesse de la lumière et t le temps aller-retour.


Répétées rapidement, ces mesures forment un Nuage de points défini par des coordonnées X, Y et Z. Selon la NOAA, le LiDAR est un capteur actif : il produit son propre signal, contrairement à un appareil photo dépendant de la lumière ambiante.


Scanner terrestre, mobile ou aérien


Le scanner statique sur trépied convient aux relevés détaillés de bâtiments, car plusieurs stations capturent les différentes faces d’un espace. Les systèmes mobiles couvrent plus vite les parcours grâce au SLAM, tandis que les appareils aériens cartographient de grandes surfaces.


Selon la NOAA, le LiDAR aérien associe les mesures laser aux données de position et d’orientation de la plateforme. Pour le fond des rivières ou des zones côtières, un dispositif bathymétrique emploie un laser vert capable de pénétrer l’eau.


Repères pour choisir :


  • Trépied : détail et précision des espaces bâtis
  • Sac à dos : parcours intérieurs et couverture rapide
  • Drone : relevé étendu de terrain ou de chantier
  • Bathymétrie : mesure des fonds sous la surface aquatique

Famille Plateforme Usage adapté
Terrestre statique Trépied Bâtiments et documentation détaillée
Terrestre mobile Sac à dos, chariot ou véhicule Parcours intérieurs et infrastructures
Aérien Drone ou aéronef Terrains étendus et cartographie
Bathymétrique Plateforme aérienne spécialisée Fonds marins et lits de rivière

Un choix adapté réduit les reprises, mais la qualité finale dépend aussi du positionnement du capteur et de la préparation du relevé. Le workflow doit ensuite transformer les mesures brutes en données lisibles et contrôlables.

Mise en œuvre LiDAR pas à pas : préparer, scanner et traiter


Une fois la méthode choisie, le travail commence sur le terrain par une préparation simple, mais déterminante. Des stations bien réparties et une Calibration des capteurs cohérente limitent les écarts lors de l’assemblage.


Préparer le relevé et assurer le géoréférencement


Avant l’Acquisition de données, définissez la zone, le niveau de détail attendu et le système de coordonnées du projet. Sur un scanner statique, prévoyez des positions qui se recouvrent afin de relier les stations sans laisser de zones cachées.


Pour les relevés mobiles ou aériens, le GNSS et la centrale inertielle aident à rattacher chaque mesure à une position et une orientation. Selon la documentation d’Esri, un workflow d’extraction de bâtiments commence par organiser les fichiers LAS dans un jeu de données exploitable.


Nettoyer et classer le nuage de points


Le Traitement des données retire les points aberrants et sépare les catégories utiles, comme le sol, les bâtiments et la végétation. Cette classification est essentielle : un modèle de terrain construit avec les points des toits ne représentera pas le sol.


Dans le didacticiel d’Esri consacré au quartier de Tuborg Havn, au Danemark, deux fichiers LAS regroupent plus de huit millions de points. Le processus classe le sol, génère un modèle numérique d’élévation, puis identifie les points de bâtiments avant leur conversion en emprises.


Étapes de traitement :


  • Vérifier les coordonnées, les unités et la couverture
  • Écarter les retours aberrants et les doublons
  • Classer le sol, les bâtiments et la végétation
  • Produire des surfaces ou des emprises selon le besoin

Étape Opération Contrôle utile
Préparation Définir zone et coordonnées Unités et système de référence
Acquisition Scanner les stations ou le parcours Recouvrement et zones masquées
Classification Séparer les catégories de points Sol et bâtiments correctement identifiés
Conversion Créer raster, emprises ou modèle 3D Comparaison avec les données de référence


« Je commence par vérifier les coordonnées et les zones de recouvrement ; cela m’évite de découvrir trop tard des raccords incomplets. »

Cas pédagogique fictif, technicienne en relevé


« Je classe d’abord le sol et les points aberrants, puis j’extrais les bâtiments ; chaque étape rend le résultat plus facile à contrôler. »

Cas pédagogique fictif, analyste SIG

Ce traitement transforme une collecte dense en couches adaptées à un objectif précis. La dernière étape consiste à vérifier que les modèles obtenus répondent réellement aux besoins du chantier, de l’étude ou de l’exploitation.

Modélisation numérique : extraire, vérifier et livrer les résultats


Après le classement, les points deviennent des objets mesurables : terrain, emprises de bâtiments ou géométries 3D. Le choix du livrable dépend des décisions que les équipes doivent prendre à partir du relevé.


Des points aux bâtiments et aux surfaces 3D


Pour extraire des bâtiments, un workflow SIG peut convertir les points classés en raster, puis en polygones. Esri décrit ensuite le nettoyage des formes, notamment la suppression des petites entités et la régularisation des contours avant de créer des bâtiments 3D.


Selon Esri, les emprises et les points de toit peuvent être combinés avec un modèle numérique du terrain pour produire des entités multipatch. Ces volumes soutiennent la planification, les analyses de visibilité et l’étude des ombres, sans remplacer une vérification adaptée au niveau de précision recherché.


« Je compare les emprises extraites à l’imagerie et aux plans disponibles ; les écarts visibles signalent les zones qui méritent une vérification. »

Cas pédagogique fictif, responsable de projet


Contrôler les formats et choisir la précision utile


Un nuage de points n’identifie pas de lui-même un mur, un arbre ou une conduite : il décrit d’abord des positions mesurées. Le contrôle doit donc examiner l’alignement, les zones manquantes, les classifications et la cohérence des formes dérivées.


Les fichiers E57 facilitent les échanges entre outils, tandis que LAS et sa variante compressée LAZ sont courants pour les données LiDAR extérieures. Un smartphone équipé d’un capteur LiDAR peut aider à documenter une petite scène, mais ne remplace pas un instrument professionnel lorsqu’une précision certifiée est requise.


Contrôles avant livraison :


  • Alignement vérifié dans le système de coordonnées prévu
  • Couverture suffisante des surfaces et des détails importants
  • Classes contrôlées sur des zones représentatives du site
  • Format choisi selon les logiciels des destinataires

« À mes yeux, un modèle 3D fiable vaut surtout par sa traçabilité : les limites et les contrôles doivent accompagner les données. »

Cas pédagogique fictif, avis d’un géomaticien

Un livrable solide associe donc géométrie, coordonnées, classification et contrôles documentés. Cette discipline permet aux équipes de réutiliser les données sans confondre représentation visuelle et mesure validée.


Source : NOAA, « What is Lidar? » ; Esri, « Extraire des bâtiments 3D à partir de données lidar » ; ASPRS, « LAS Specification ».

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